Vous souhaitez réagir à ce message ? Créez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer.



 
AccueilGalerieDernières imagesS'enregistrerConnexion
Le Deal du moment : -21%
LEGO® Icons 10329 Les Plantes Miniatures, ...
Voir le deal
39.59 €

 

 La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique...

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin



Nombre de messages : 284
Date d'inscription : 13/12/2008

La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Empty
MessageSujet: La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique...   La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Icon_minitime1Lun 5 Jan - 18:48

La peur une émotion simple (http://www.redpsy.com/guide/simple.html)

Expériences connexes


crainte
effroi
épouvante
frayeur
terreur
appréhension
trac
anxiété


Qu'est-ce que l'anxiété ?

L'anxiété est une peur diffuse. Elle se manifeste par malaise qui a la forme d'un léger affolement intérieur. Elle s'accompagne d'une tension physique: une constriction au creux de l'estomac ou à la gorge. Lorsque l'anxiété s'installe, elle a tendance à prendre toute la place et à donner une teinte nerveuse à tout ce que nous faisons. Il est aussi très difficile de se concentrer lorsqu'on est anxieux.

L'anxiété est une expérience émotive de la même lignée que l'angoisse. La différence entre les deux réside essentiellement dans la conscience qu'on a de l'objet qui provoque la crainte. Dans l'anxiété il est très facile d'identifier cet objet. Dans le cas de l'angoisse, il est occulté. Voir l'article L'anxiété et l'angoisse; les Vigiles de l'équilibre mental pour en savoir plus sur l'anxiété et l'angoisse.


À quoi sert l'anxiété

La présence de l'anxiété signale que je crains quelque chose dans la situation actuelle ou dans une situation à venir. Mais l'objet de ma peur est imprécis. L'exemple 1 est typique: je sais que j'appréhende l'examen même si je ne sais pas encore pourquoi. Est-ce parce que je ne suis pas prêt? Ai-je peur de manquer de temps parce que je suis lent de nature? Ou encore suis-je inquiet de paniquer? Est-ce l'enjeu de cet examen qui s'avère crucial? C'est en cherchant ce que cache l'anxiété que je trouverai la réponse.

Chez certaines personnes l'anxiété est presqu'un "mode d'être", comme dans le deuxième exemple. Typiquement ces personnes s'arrêtent peu à leur expérience du moment. On pourrait dire qu'elles vivent continuellement "un peu au-dessus d'elle-mêmes". Elles ont donc tendance à repousser, dès qu'elles s'apprêtent à émerger, les émotions ou les préoccupations qui pourraient les troubler. Cette façon d'agir crée nécessairement de l'anxiété parce qu'elle garde invisible la source de la peur et parce qu'elle rend impossible toute solution au problème éventuel.

Panique.......Des exemples


Je m'inquiète pour l'avenir de mon fils. Il a si peu confiance en lui.


Je suis inquiet de ma réaction lorsque le moment de la séparation sera venu. Je crains de m'effondrer.


Mon fils voyage en stop en pays étranger et je suis continuellement inquiète de ce qui pourrait lui arriver.

Qu'est-ce que l'inquiétude ?

L'inquiétude est une opération intellectuelle qui consiste à imaginer et extrapoler, à partir du présent, une situation plus ou moins désagréable et à se faire du souci à son sujet. L'inquiétude engendre un grand nombre d'émotions.

Bien que l'inquiétude ne soit pas une émotion, elle présente des similitudes avec la peur.

D'abord, comme la peur, l'inquiétude ne porte pas sur le présent mais sur un événement futur possible. La personne qui s'inquiète s'appuie sur des événements présents pour anticiper la situation appréhendée.

Ensuite, comme la peur, l'inquiétude s'alimente à même l'imagination. Dans les deux cas, le fantasme peut être réaliste ou irréaliste mais il est toujours hypothétique.

Enfin, de même que la peur, l'inquiétude est subjective. Certaines personnes sont plus portées que d'autres à s'inquiéter de ce qui pourrait arriver.


À quoi sert l'inquiétude

L'inquiétude nous renseigne d'abord sur le présent. C'est en effet la situation actuelle qui nous amène à anticiper la future.

Ainsi, c'est la répercussion du manque de confiance actuel de mon fils que j'anticipe (exemple 1). Dans l'exemple suivant, c'est à partir de mon état actuel que j'envisage de m'effondrer lors de la séparation. Ceci est tellement vrai que certains jours, je me représente cette séparation avec sérénité et d'autre jours comme une catastrophe à laquelle je ne survivrai pas. En examinant de plus près ce que je vis, je m'aperçois que je suis plus appréhensif les jours où je suis déprimé et me vis comme une victime du destin. Par contre, les jours où je prends davantage ma vie en mains, j'ai une attitude plus optimiste par rapport à cet événement.

Les personnes qui ont une forte propension à l'inquiétude ont généralement une certaine difficulté à vivre complètement leur présent. Lorsqu'à cette difficulté s'ajoute la propension à l'évitement, elles ont de fortes chances de faire des crises de panique.

La panique......Des exemples


Mon mari vient de m'apprendre qu'il me quitte. Je suis paniquée!


On m'a demandé de prendre la parole et je suis devenu terriblement catastrophe quoi!

Qu'est-ce que la peur panique ?

Comme la peur, la panique est une émotion d'anticipation (voir la fiche explicative de la peur). Mais dans la panique, contrairement à la peur, le contact avec la réalité dangereuse est coupé. Au lieu de faire face au danger, on imagine des événements et des scénarios catastrophiques. Il n'est alors plus possible de composer adéquatement avec la situation qu'on craint car elle est trop éloignée de la réalité présente. Une imagination ainsi débridée peut mener à un affolement complet en quelques secondes.

Une fois amorcée, la panique s'alimente d'elle-même. La peur originale provoque une série d'anticipations. Celles-ci, à leur tour, génèrent de la peur qui entraîne d'autres anticipations. Ces dernières augmentent la panique, etc...

La panique déclenche différents phénomènes physiques et physiologiques. La respiration est perturbée. Elle est retenue, devient courte et saccadée. Dans d'autres cas, l'énervement conduit à l'hyperventilation. L'agitation émotionnelle entraîne aussi l'augmentation du rythme cardiaque, provoquant parfois des palpitations. Ces réactions suscitent divers malaises physiques qui, eux aussi, alimentent la panique, laquelle accentue ces réactions. C'est une spirale d'agitation ascendante.


À quoi sert la peur panique ?

La peur est une émotion nécessaire à la survie: elle nous informe d'un danger potentiel. Elle nous permet ainsi de nous préparer à faire face à ce qui nous menace.

La panique, au contraire, est nuisible. Elle empêche de s'occuper efficacement de l'objet de la peur car elle nous distrait de la situation devant laquelle nous pourrions faire quelque chose pour notre sécurité.

Voyons comment ceci s'applique aux deux exemples ci-haut.


L'idée de la séparation fait surgir différentes peurs: solitude, réactions négatives des enfants, organisation matérielle, spectre du vieillissement, etc... Certaines de ces peurs pourraient être traitées immédiatement, de façon à prévenir les problèmes appréhendés. Je peux trouver des façons d'aider les enfants à vivre ce passage, discuter de solutions aux problèmes matériels qui peuvent survenir, etc...

Quand aux anticipations lointaines, ma vie de future vieille dame par exemple, il y a peu de choses que je puisse y faire maintenant. Il m'est impossible de prédire exactement comment je vivrai la solitude une fois la séparation traversée et plusieurs expériences de vie accumulées.

Nous ne pouvons nous servir de la panique comme nous utilisons la peur car elle n'est qu'accumulation de problèmes imaginés, multipliés par des réactions, elles aussi anticipées. Sous l'emprise de la panique nous sommes incapables d'entrevoir une évolution de la situation, des étapes dans un cheminement. De fait, nous ne cherchons pas des solutions, nous ne faisons qu'additionner des problèmes que nous anticipons.


Cet exemple donne un aperçu du même phénomène d'anticipation, mais sur une courte période. Au lieu de m'arrêter sur ma peur de mal paraître et de chercher à composer avec cette crainte, j'imagine une série d'événements dramatiques et je m'affole.
Revenir en haut Aller en bas
https://zacary-lesieur.forumactif.org
Admin
Admin



Nombre de messages : 284
Date d'inscription : 13/12/2008

La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Empty
MessageSujet: suite...   La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Icon_minitime1Lun 5 Jan - 18:49

Crise de panique





Un exemple

Je suis en réunion et subitement, sans raison apparente, je me sens devenir faible. Des sueurs froides parcourent mon corps, mon coeur bat fort. J'ai l'impression que je vais mourir.


Qu'est-ce que la crise de panique ?

La crise de panique est une crise d'angoisse extrême. On pourrait dire que c'est une soupape à l'angoisse trop longtemps contenue ou contrôlée.

Cet accès d'angoisse survient de façon complètement inattendue et apparemment sans qu'il y ait de déclencheur. Mais en réalité, il y a un élément qui provoque la panique. S'il est difficile à percevoir sur le moment, c'est parce que la réaction physique prend toute la place. Une fois la crise passée toutefois, il est parfois possible de le retracer. L'événement choc peut en fait être très banal d'un point de vue objectif et même peu perceptible. Mais pour nous, il évoque un vécu important. Il peut s'agir d'un mot dans une conversation, l'émergence d'un souvenir, la présence soudaine d'une odeur associée... L'exemple suivant donne un aperçu du lien pouvant exister entre l'événement et la crise de panique.

Un homme est assailli par une crise de panique quelques minutes après avoir été rudoyé par un policier. Plus tard, en tentant de retracer l'origine de sa panique, il établit une relation entre plusieurs événements où, comme cette fois-ci, il a été traité rudement et injustement. Dans le passé, entre autre, des enquêteurs de l'impôt l'ont presque mené à la faillite pour des motifs qui se sont avérés injustifiés... toute son enfance a été vécue sous le sceau de la violence arbitraire d'une mère dure... sa vie maritale est une catastrophe tant il a l'impression de faire abuser de lui. Il a souffert et souffre encore de cela, sans trop porter attention à sa douleur car il a l'impression d'être impuissant envers elle. Toute sa vie il a tenté de tenir le coup en serrant les dents sans être tout à fait conscient de l'impact de chacune de ces expériences et de leur accumulation. Il n'est pas en contact avec combien il n'en peut plus.

Dans une crise de panique, donc, un événement indiscernable sur le champ fait émerger une émotion laquelle déclenche une poussée d'adrénaline. C'est cette poussée d'adrénaline qui met en branle la série de réactions physiologiques par lesquelles on se sent assailli: augmentation du rythme cardiaque, oppression au niveau de la poitrine, chaleurs, sueurs froides, tremblements, frissons, mal de ventre, nausées, gorge serrée, diarrhée, faiblesse... La crise peut durer entre cinq minutes à une heure, mais elle dure en moyenne une vingtaine de minutes.

De telles réactions physiologiques sont affolantes si on ne comprend pas ce qui se passe. Les réactions physiques sont tellement fortes et envahissantes qu'on a l'impression d'être malade ou d'être sur le point de mourir. Souvent le premier réflexe est de consulter un médecin. S'il s'agit réellement d'une crise de panique, le verdict médical sera négatif.


À quoi sert la crise de panique ?

La crise de panique est un signal d'alarme! C'est le signe que mon corps me donne pour indiquer qu'il n'est plus capable de contenir la pression que je lui fais subir en mettant de côté une ou des préoccupations importantes (en particulier celle qui a été éveillée par l'événement déclencheur). Jusqu'ici l'angoisse n'a pas suffi à m'alerter, alors la panique prend la relève (voir l'article " L'anxiété et l'angoisse, les Vigiles de l'équilibre mental").

Comme l'angoisse, la panique est un symptôme. Elle n'est pas le problème mais le signe qu'il y a un problème (tout comme la fièvre n'est pas le problème, mais l'indice que quelque chose ne va pas). Les personnes qui ont tendance à repousser hors de leur champ de conscience les questions qui les préoccupent sont susceptibles de souffrir d'angoisse et de panique. Ce sont des personnes qui, par exemple, banalisent les problèmes de leur vie, se forcent à tolérer une situation inacceptable ou négligent des aspects importants de leur existence.

Le psychisme, comme tout ce qui est vivant, recherche l'équilibre. Aussi, il ne peut tolérer que je mette de côté durant trop longtemps les problèmes qui handicapent mon existence. L'angoisse est un des premiers signes qu'il m'envoie pour me signaler le déséquilibre. Si je ne réponds pas à cet avertissement, l'angoisse augmente. La panique devient alors à la fois une soupape au trop plein d'angoisse et un signal d'alarme plus puissant.

Vous pouvez lire " Chavirement", une vision poétique de l'expérience de la panique
Revenir en haut Aller en bas
https://zacary-lesieur.forumactif.org
Admin
Admin



Nombre de messages : 284
Date d'inscription : 13/12/2008

La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Empty
MessageSujet: suite...   La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Icon_minitime1Lun 5 Jan - 18:50

De la panique
à la phobie





Un exemple

J'ai la phobie des foules. Dès que je gagne ma place dans la salle de concert, j'ai peur d'étouffer et la panique m'assaille.


Comment la panique conduit à la phobie ?

Il arrive parfois que la phobie soit le symptôme qui fait suite à la panique découlant d'une préoccupation importante trop longtemps négligée. Voici comment ça se produit.

Des crises de panique se produisent (comme dans le cas précédent), mais je ne profite pas de l'occasion pour trouver ce qui ne va pas dans ma vie. Je commence alors à avoir peur de fréquenter certains endroits car c'est précisément là que surviennent mes crises de panique.

Par exemple, elles apparaissent lorsque je suis dans un lieu public ou clos comme l'ascenseur ou encore quand je me trouve dans un espace restreint, ou en avion, sur un pont... Rapidement, je développe une "phobie" envers ces endroits.

Pour d'autres, ce ne sont pas des lieux, mais des animaux qui déclenchent la panique. Il s'agit exactement du même phénomène: la vue de ces bêtes réveille l'angoisse qui, en réalité, est liée à la préoccupation occultée.


À quoi sert cette phobie issue de la panique ?

Si on ne connaît pas la fonction générale de l'angoisse, de la panique et de la phobie, on a le réflexe de se protéger en évitant les endroits ou les animaux qui les déclenchent. On croit sincèrement, même si ça semble absurde, que c'est la foule, l'ascenseur, les chiens, les araignées... qui sont la source de ces expériences désagréables.

En fait, le mécanisme d'évitement est si fort chez le phobique qu'il est comme un réflexe et qu'il réussit à transformer la situation. Le problème intérieur est déplacé à l'extérieur de lui. Ce n'est plus vers son conflit intérieur que la personne tourne son regard effrayé, mais vers un danger extérieur illusoire.

C'est évidemment le contraire que le phobique aurait intérêt à faire... Il devrait s'arrêter à ce qui se passe en lui, écouter son cri intérieur. En fait, s'il se rendait aux endroits où il a peur pour vérifier ce qui se passe en lui, il découvrirait ce qui ne va pas dans sa vie.

Dans l'exemple ci-haut, la panique me gagne dès que je suis installé parmi l'assistance. Ce qui se passe c'est que la situation éveille un sentiment ou ramène des images qui me rendent inconfortable. Au lieu de m'attarder à cet inconfort que la situation éveille en moi et au lieu de me demander ce que vient faire cette peur d'étouffer (peur que je sais "irrationnelle"), je m'occupe, en imagination, des événements catastrophiques possibles que je crée de toutes pièces. Je panique, le regard affolé tourné vers l'extérieur, au lieu de me demander à quoi correspond, dans ma vie, cette peur d'étouffer.

Le but d'évitement est ainsi atteint: la personne a complètement perdu contact avec la vraie source de son angoisse. Elle est tout à fait fascinée par une kyrielle de faux dangers qu'elle s'est inventés pour éviter de regarder les vrais problèmes.


Des exemples
J'ai peur d'être heurté par l'automobile dont le chauffeur semble avoir perdu le contrôle.
J'ai peur de me noyer si je me laisse attraper par une vague déferlante.
J'ai peur que mon amoureux me quitte si j'exprime ma colère.

Qu'est-ce que la peur ?
La peur est une émotion d'anticipation. Elle informe l’organisme d’un danger potentiel. Ce n’est pas ce qui se produit dans le présent qui représente un danger, mais ce qui pourrait survenir dans un avenir plus ou moins rapproché (quelques secondes, des jours...).

La peur est subjective

L’évaluation du danger est toujours subjective; la peur donc, comme toutes les émotions, est subjective. Dans le premier exemple, on est enclin à considérer la peur comme “objective”, mais elle ne l’est pas plus que dans les deux autres. Dans cette même situation, en effet, un pilote de voiture de course verrait probablement uniquement un défi alors que moi je crains la catastrophe. Cette différence d’interprétation du danger repose sur l’inégalité de notre expérience et de nos habiletés en tant que conducteurs.

Réaliste ou irréaliste

La peur est déclenchée par la perception d’un danger. Cette perception n’est pas forcément réaliste même si celui-ci est vécue comme inéluctable. L’imagination joue un rôle important dans la formation de la perception. L’opération mentale qu’est la perception est constituée de quatre éléments: (1) des faits, (2) des émotions, (3) une production de l’imaginaire et (4) un jugement. (Le sujet de la perception est traité plus en profondeur dans le “Programme Savoir Ressentir”.

Dans le cas de la peur, c’est l’anticipation, donc le fait d’imaginer ce qui pourrait se produire (étant donné les faits observés), qui déclenche l’émotion. La peur de se noyer dans une déferlante de deux mètres (second exemple) apparaît irréaliste pour certains. Mais celui qui n’est pas familier avec les vagues ou qui est craintif dans l’eau pense que cela est plausible. Il s’imagine, être emporté par le reflux ou encore paniquer si la force de la vague le maintient quelques secondes sous l’eau.

Mais l’événement prédit ne se produit pas fatalement. Et en intervenant sur la situation on peut changer le cours des choses. Ceci est vrai dans le cas d’un accident potentiel: ma perception du danger me pousse à agir pour éviter que l’accident ne se produise. J’analyse rapidement le mouvement de la voiture sans contrôle et je conduis mon véhicule de manière à l’éviter.

Cela est vrai aussi dans les rapports interpersonnels. Je peux craindre, comme dans le troisième exemple, que mon ami ne supporte pas l’expression de mes mécontentements et de ma colère. J’appuie cette prédiction sur des faits qui se produisent régulièrement: il m’en veut et s’éloigne pendant un certain temps chaque fois que je me montre mécontente. Mais je puis changer le cours des choses. Si je considère mon expression comme légitime et non abusive, je peux l’inviter chaque fois à s’interroger sur les raisons qui l’amènent à répudier cette émotion en particulier. Il est possible qu’avec le temps et sa collaboration, je puisse exprimer ce genre d’émotion sans menace de séparation.

Manifestations physiques de la peur

La peur s’accompagne d’une série de réactions physiques de mobilisation. Lorsque l’organisme perçoit un danger, les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline. L’organisme se mobilise alors pour la fuite ou la défense: accélération des battements du coeur, augmentation de l’acuité mentale, décomposition des graisses pour fournir plus d’énergie, etc...

C’est seulement quand le péril est écarté qu’on ressent toute l’intensité des effets physiologiques de la peur. C’est aussi à ce moment où l’attention se relâche qu’on se met parfois à trembler et à prendre complètement conscience de l’ampleur du danger auquel on a fait face.

À quoi sert la peur?
La peur nous avertit de la présence possible d’un danger. L’information qu’elle fournit nous permet de prendre les mesures pour nous protéger. À ce titre, elle est très précieuse et même indispensable à la vie. Les animaux disposent eux aussi de cette émotion protectrice.

Nous avons toutes sortes de réactions devant la peur. Certaines fois ces réactions sont tout à fait fonctionnelles mais à d’autres moments, elles nous handicapent.

La paralysie

Dans certains cas, la paralysie est une réaction protectrice fort efficace. Si j’assiste à un cabriolage où les voleurs sont armés, il est probablement mieux que je me fasse oublier plutôt que de tenter de m’échapper ou de crier de peur. Mais lorsque je rencontre un danger sur la route, il est généralement plus efficace de tenter de l’éviter que d’attendre passivement.

L’évitement

Il est tentant d’éviter, sans discrimination, tout ce qui nous fait peur. Si on vit ainsi, toutefois, on s’aménage une existence qui s’avérera de plus en plus restreinte. Pour gagner de la liberté dans la vie il est nécessaire, au contraire, d’apprivoiser ses peurs.

Jusqu’à quel point et sur lesquelles de nos peurs nous choisirons d’investir sont des décisions que nous devons prendre en fonction de ce qui nous importe. Certains mettront beaucoup d’énergie à vaincre leur peur des hauteurs parce que la montagne les attire, mais choisiront de ne jamais relever le défi de donner une allocution ou de se produire devant les médias, parce que le défi leur semble trop grand ou parce que ces activités ne présentent aucun intérêt à leurs yeux. L’important, pour décider de ce que l’on fait avec une peur, est de prendre soin d’évaluer le prix que nous paierons à l’apprivoiser comparativement à celui de l’éviter.

La négation du danger

À l’opposé de l’évitement on trouve les comportements “contre-phobiques” où la personne fonce, tête baissée, apparemment insensible au danger. Elle aborde le danger en le minimisant ou en ne le considérant pas comme réel.

Une telle attitude amène ces personnes à se lancer dans des aventures qui sont nettement au-delà de leurs forces ou encore à négliger de prendre les précautions nécessaires pour minimiser les dangers.



Pour en savoir plus sur les quatre types d'expériences émotives!
Les quatre types d'expériences émotives

Émotions simples
Ce sont les émotions proprement dites, dans leur plus simple expression. Pour s'informer sur ce qui est important pour nous, il est nécessaire de les ressentir.

Émotions mixtes
Elles sont composées de plusieurs expériences émotives. Elles contiennent habituellement une ou deux émotions et d'autres genres d'expériences qui servent à se défendre contre une de ces émotions. Pour s'informer correctement, il faut donc décomposer l'émotion mixte afin de pouvoir ressentir la ou les émotions et traiter adéquatement les autres expériences qui la composent.

Émotions repoussées
Ce sont des expériences habituellement à dominance corporelle. Elles prennent place lorsqu'on repousse une émotion ou que l'on évite son expression. Il faut retrouver l'émotion refoulée.

Pseudo-émotions
Elles ont l'apparence d'émotion. Elles sont plutôt des "façons de dire les choses" qui cherchent à cerner l'émotion. Il faut identifier l'émotion qu'elles traduisent.
Revenir en haut Aller en bas
https://zacary-lesieur.forumactif.org
Contenu sponsorisé





La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Empty
MessageSujet: Re: La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique...   La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique... Icon_minitime1

Revenir en haut Aller en bas
 
La peur...Anxiété...Inquiétude...Panique...
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» grosse peur
» J'ai la chienne, j'ai tellement peur la....

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Documents-
Sauter vers: